Who's got the crack ?
Je suis d'humeur, genre, à écouter Syd Matters dans le bus, comme une gourdandine, de bon matin, et avoir les yeux un trop clos, un peu gênés par l'eye-liner, et ces brumes d'avril derrière la vitre, même qu'il fait encore super froid.
Est-ce que tu passe pas devant les champs de mimosa un peu ? Est-ce que tu te dis pas que ça a beau puer ces conneries, tu t'y poserais bien, faire un concert, prendre une photo kitsh, foutre un peu tes converses dans la boue. Et tu te sens bien des fois aussi, quand tu fou un pas devant l'autre, comme ça, dans les rues, de Paris, Nantes, ou d'Amsterdam. Est-ce que tout l'univers que tu te crée à dose de Rock'n'Folk, de Skyblogs, de films de Copolla, ne finie pas par crée un truc en toi, qui ressemblerais un peu à une vache qui rit, un truc ratatiné genre raisin malsain et sec ? Est-ce que tu t'es dis un soir en te couchant, il me faudrait des Wayfarer ? Est-ce que tu l'as fait ? Et t'as pas ces autres jours où tout te semble un peu crâde, un peu grouillant, comme ces photos artistiques de décharges publiques, tu sais... Où non, tu n'aimes plus particulièrement les photos prises au Polaroïd. Et tu t'en branle, tu t'en branle, qu'est ce que tu t'en branle, t'écoutes les Ramones, t'écrira un article sur ces gens pourris jusqu'aux artères, tu téléchargera pas l'album des Kills, t'aimera pas bientôt Thoreau. Tu fou du noir sur tes os.
T'aimerais te barrer mais tu peux pas. Tu fais tout pour, tu stratagème, ils stratagèment, nous stratagèmons. Alors tu montera dans un autre bus, tu réécoutera Syd Matters, ou pire, la B.O d'Into The Wild, et tout recommençera.
Dès fois je me demande, un peu, qui nous sommes.
D'ailleurs, y a comme torpeur, là. Je commence à flipper grave sa mère. Bientôt j'aurais envie d'épis de blés, mais ça me lasse, ça me lasse.
Le soulèvement des coeurs.
Pensez à moi le 26 avril. 2 mois de ma vie s'y jouerons. Prendra le bus, le prendra pas.