Lampadaires, théorèmes.

Décors. L'ordinateur rame un max. Genre envie de balancer des parpaing genre Manoeuvre genre de nuit, tard. Et je regarde encore des séries à la con, tellement que leurs niaiseries m'atteignent et que j'en viendrais presque à me faire de l'introspection genre: pourquoi les larmes de cette petite niponne me plombe le moral ? Je sais. C'était fait d'avance. Et donc c'est ça, c'est ça ! On parle un peu, on arrête tous, il faut une chanson ou deux, qu'est ce qu'on peux lancer, qu'est ce qui ne sera pas The Quelque Chose, ma playliste ringue de Deezer ? Rien d'étonnant.

C'est là qu'il faut faire en sorte que le casque soit bien appuyer sur les oreilles, et deux trois crescendo de piano s'y glissent. Si tu fermes les yeux t'aura l'impression d'avoir un lapin flippant et bleuâtre a tes cotés de même que ses yeux énormes, ou peut-être simplement le flottement d'une horloge, un junkie de madeleine de Proust ou pas, quelque chose qui sonne grave et regarde à travers moi, regarde à travers moi, ces rêves ou je meurt sont peut-être les meilleurs. L'illumination d'un souterrain, l'envie de pisser qui se coupe, la conscience cosmique d'un chaos qu'on se doit de tolérer, d'accepter mon frère, tout ira bien.
And I find it kinda funny, I find it kinda sad.
Et donc avec tout ça tu fais des boucles, tu peux même coller deux trois accords si tu veux, et tu gueule jusqu'a ce que... bon.

Est-ce qu'a force de chercher... nos vues se brouillent ?

J'y arrive plus; vous voyez. Vous devez bien le ressentir. J'y arrive vraiment plus, et c'est faux, c'est faux, c'est faux, I find it kinda funny, I find it kinda sad.

C'est l'histoire d'une fille qui peux-être, partira, partira pas. New York City, Amarillo, San Francisco. Peut-être bien qu'elle s'y cassera la gueule mais elle se plais à croire que ce Samedi, à 15h, devant ce jury qui lui refilera, refilera pas 1000 euros, elle jouera une bonne partie de sa vie.

A partir de là, qu'est ce qu'un nom ?

# Posté le mercredi 23 avril 2008 18:42

Modifié le mercredi 21 mai 2008 00:57

La plupart des prénoms en A sont biens. La plupart.

La plupart des prénoms en A sont biens. La plupart.
Who's got the crack ?
Je suis d'humeur, genre, à écouter Syd Matters dans le bus, comme une gourdandine, de bon matin, et avoir les yeux un trop clos, un peu gênés par l'eye-liner, et ces brumes d'avril derrière la vitre, même qu'il fait encore super froid.

Est-ce que tu passe pas devant les champs de mimosa un peu ? Est-ce que tu te dis pas que ça a beau puer ces conneries, tu t'y poserais bien, faire un concert, prendre une photo kitsh, foutre un peu tes converses dans la boue. Et tu te sens bien des fois aussi, quand tu fou un pas devant l'autre, comme ça, dans les rues, de Paris, Nantes, ou d'Amsterdam. Est-ce que tout l'univers que tu te crée à dose de Rock'n'Folk, de Skyblogs, de films de Copolla, ne finie pas par crée un truc en toi, qui ressemblerais un peu à une vache qui rit, un truc ratatiné genre raisin malsain et sec ? Est-ce que tu t'es dis un soir en te couchant, il me faudrait des Wayfarer ? Est-ce que tu l'as fait ? Et t'as pas ces autres jours où tout te semble un peu crâde, un peu grouillant, comme ces photos artistiques de décharges publiques, tu sais... Où non, tu n'aimes plus particulièrement les photos prises au Polaroïd. Et tu t'en branle, tu t'en branle, qu'est ce que tu t'en branle, t'écoutes les Ramones, t'écrira un article sur ces gens pourris jusqu'aux artères, tu téléchargera pas l'album des Kills, t'aimera pas bientôt Thoreau. Tu fou du noir sur tes os.
T'aimerais te barrer mais tu peux pas. Tu fais tout pour, tu stratagème, ils stratagèment, nous stratagèmons. Alors tu montera dans un autre bus, tu réécoutera Syd Matters, ou pire, la B.O d'Into The Wild, et tout recommençera.


Dès fois je me demande, un peu, qui nous sommes.
D'ailleurs, y a comme torpeur, là. Je commence à flipper grave sa mère. Bientôt j'aurais envie d'épis de blés, mais ça me lasse, ça me lasse.

Le soulèvement des coeurs.

Pensez à moi le 26 avril. 2 mois de ma vie s'y jouerons. Prendra le bus, le prendra pas.

# Posté le mercredi 09 avril 2008 12:57

Modifié le mercredi 21 mai 2008 00:57

_Trouvez la sortie !

_Trouvez la sortie !
C'est du IKB/

Y a comme des tas de machins qui s'envolent, et d'autres qui disparaissent. Et là tu cris:
_Hey ! Merde alors, reviens !

Tu penses que c'est déjà tard, tu pleure un peu, tu te dis que ça sert à rien, et puis donc voila, tu passe à autre chose, t'essaye de plus y penser, à ces putains de particules, qui ne reviendrons pas.

Je me monte des films d'enfer. Sur ce qui pourrait bien se passer. Dans ma tête, dans le futur, en ce moment, et tout. Je me fais flippé aussi. Je me trouve des excuses, je lis Freud.

Je sais pas vous mais j'adore le métro. Et tout ces putains de gens qui tirent la tronche, c'est trop drôle. Leurs têtes quand on se met à hurler Ziggy Stardust, jouer Blowin' à l'harmonica ou frapper dans nos mains pour l'accordéoniste. Danser. Comme si les néons et les ombres leurs avaient fais oublier ce que c'est que la folie humaine. Hé! Paris! Ta mère! C'est tout de même fou que l'on ai réussit a n'avoir de Heavy Discutions qu'avec des Usiens... New-Yorkais canons, petits Hollywoodiens hypes et San Franciscaines blondodémocrates.
FUNKY. Mais j'aime quand même les pétales de maïs soufflé.

B: _Nan mais c'est clair que c'est jouissif... euh, les gens te regardent Yuna...
Y: _Normal, on fait partie de l'œuvre !
Z :_Ouai !
O: _Et on en bouge plus, et l'expérimentation c'est ton corps, hahaha !


La vie s'arrête ici, sur une aire d'autoroute.

# Posté le mardi 01 avril 2008 12:51

Modifié le mercredi 21 mai 2008 00:57

Let's spend the niiiight together ....

Let's spend the niiiight together ....

23h57.

J'ai ouvert ma fenêtre.
J'ai allumé une bougie orange avec des dessins baroques - le genre de celles qu'on ne sais plus ce qu'elle fait là, d'où elle vient, qui à eu l'idée d' offrir un truc si terriblement évocateur à une personne qui fuit les clichés comme la peste mais qui ne peut s'empêcher de trouver ça joli - avec un briquet bleu presque mort à force de jouer avec dans les poches. J'ai lancé The Darjeeling Limited une fois encore, sans omettre de mettre le casque bien fort et d'éteindre les lumières. Puis j'ai mis une cigarette dans ma bouche, en coordination exacte avec Adrian (lequel je ne peux m'empêcher de vouloir appeler Jack). Le générique défile. Je me suis assise sur le rebord de la fenêtre. J'ai tendu l'oreille sur les murmurrements de la nuit, la vue des murs de béton ne ressemblant à rien mais les ombres bucoliques remplaçant de quelconques étoiles inexistantes. Ah ! Y'avait comme des rires au loin et des voitures qui passent... Il s'est mis à pleuvoir. Je voyais la fumée disparaitre et je pensais à tout ça. Les frissonnements glissaient de mes orteils jusque dans ma bouche, un peu amer pour le coup. J'ai écraser mon mégot contre le rebord et l'ai jeter au loin. J'ai disperser les cendres avec mes doigts presque gris.
J'ai fermé la fenêtre de moitié et j'ai soufflé la bougie.



Si cela pouvait être plus simple d'haïr tout le monde. Je le ferais sans doute. Parfois même je m'y essaye.
Comment dit-on "va te faire foutre" en Néerlandais ?

On est vraiment trop cons.

# Posté le mardi 25 mars 2008 16:02

Modifié le mercredi 21 mai 2008 00:57

PATAPHYSICAL INTRODUCTION - PT II

PATAPHYSICAL INTRODUCTION - PT II
C'est peut-être bête de le demander, mais qu'est ce qui nous pousse à nous lever le matin ? Pourquoi est-ce qu'on continue ce genre de journées ? Qu'est ce qu'on attend, à quoi est-ce que l'on obéie ? Faire les choses autrement, est ce que ça nous tuerais ? Est-ce qu'on serait bannis, renier par nos parents, forcément SDF ? Je sais que c'est con, d'ailleurs, je deviens de plus en plus conne. Je ne supporte plus d'entendre parler les gens. N'importe qui. C'est peut-être pour ça que j'ai du mal, à me lever pour marcher dans le noir, la pluie, et ce putain de vent qui me décoiffe, et dans ma futilité, vous savez, ça me soûle. Dans d'autres circonstances j'aimerais peut-être ça, marcher, la pluie, le vent. Mais plus comme ça, je veux plus.
Je voudrais vivre dans mon cliché, dormir toute la journée, apprendre de nouveaux accords, me faire mes propres films à l'aube. Ne jamais lever ma pointe de stylo du papier, m'éclater de périphrase, d'avantage encore. Mais comme d'habituuuuude, toute la journée, je vais jouuuuer à faire semblaaaaant ...
Donc je crois que je ne suis vraiment plus drôle. Et j'aimerais qu'on me prennent dans les bras.


How the winds are laughing
They laugh with all their might
Laugh and laugh the whole day through
And half the summer's night.

Dona, dona, dona, dooona, dona, dona, down.


Far out, Orpheo.

# Posté le lundi 10 mars 2008 14:05

Modifié le jeudi 15 mai 2008 05:26