Y a une bataille de ballons gonflables multicolores dans la foule, et le groupe est fuckin hype, encore.
Coney Island est un Neverland atterri ici par hasard, a New York. Les sirènes côtoient la grande roue et les jambes bronzées portent des lunettes noires. Qu'il fait bon d'être en Amérique.
Par contre, il y avait un Skin Head dans le Pogo.
Et tout ces types jumpant, le bassiste le plus classe qui soit, les giclées d'eau, l'odeur de la bière, le rythme qui te transperce jusque dans l'estomac et tu sens venir la fin, mais ce n'est rien d'autre qu'un autre, encore un autre, un autre de ces relents. C'est l'amassement en Ile du reve de vacances de tout ces New Yorkais. Et les autres, beaucoup d'autres.
C'est transcendant d'irrealite.
J'ai vu Paul McCartney en concert. Si si.
Donc bon. C'était juste énorme. Des cris, des pleurs, de la sueur. Qu'importe les 8 heures a attendre sous le soleil, debout, sans pouvoir aller pisser de peur de perdre sa place, sans avoir manger depuis 2 jours. Qu'importe d'avoir ete seule, seule a me défoncer a son son, a tremper mes cheveux de sueur, a pleurer sur A Day In The Life, a Rocker de tout mon corps sur Birthday, a crier des "I Love You Pauuuuul" telle une groupie de première heure et a faire des coeurs avec mes mains, haut dans le ciel. Paul était la et c'était beau, tout était beau, Il était beau plus que jamais.
Un type m'a dit le plus sincèrement qui soit: "Je sais pas si j'aurais les couilles pour ça."
J'ai chanter pour une libelulle, en plein dans ses yeux.
Mon sac fait main porte encore la poussière des Plaines d'Abraham et du souffle de Paul.
J'ai pris une dernière marche. Quelle bonheur que de flâner entre Bowery et Bleeker Street, a SoHo et St Marks place, entre les punks et les travelos, sur les murs du défunt CBGBs.
Salut New York, cette nuit, je m'en vais.


