Next Stop iiiisss CANAL STREEET.
Come on, Chemicals !
"I was looking for a quite place to die. Someone recommended Brooklyn..."
Stand clear of the closing doors, pleaaase !
Donc le jeu c'est de trouver le bon emplacement des accents manquants :)
J'ai littéralement mis la clef sous la porte, juste avant de me rendre compte que j'avais oublier ma guitare a l'intérieur. Haha ! J'ai donc aussi mis un mot sous la porte. Encore une chance que je retourne chez Steve dans une semaine... Puis j'ai marcher, toute sacadotee que j'étais, le long de Graham Avenue jusqu'à ce cher Subway L.
Courtney a un poster de Bande A Part sur son mur. On a vu le philharmonique de New York en concert dans Central Park. Ici les Yogourts Glaces sont très hype. Oh, et puis j'ai vu des Pollacks, des Braques, et des gens autour.
Central Park Acte 4 (ou 5)
Bon. Marcher sans cesse dans cette trop grande ville sur des ampoules déjà meurtries. Aller de Manhattan a Staten Island, de Times Square a SoHo, de Canal Street a la 14eme rue, Subway 6, uptown, downtown... What the fuck. Je crois que j'ai besoin de reprendre la route. Ou de fumer one more cigarette before I go, to the valley below.
Et maintenant j'attends, pour changer, dans cette station en plein air crade, rouillée, déprimante donc forcement belle. Incroyable de voir quelques végétations sauvages ici ! Les taxis de Manhattan résonnent encore au c½ur de la pauvre Staten Island, et c'est toujours New York. Ces gens on des airs suicidaires. Un teenager a cote de moi vient de taper son cahier contre son crane d'un geste vif, il a un grain sans aucun doute, je crois bien qu'il se prend pour la réincarnation de Kurt Cobain. Eh... Ce type lit ce que j'écris. S'il comprend le français j'aurais vraiment l'air d'une conne.
C'est reparti pour un tour. J'ai l'impression de m'enfoncer dans des kilomètres de lit douillet et cet appartement gigantesque a des allures de doc, de quai sur lequel les cargaisons d'une 60ene d'années de navigations se sont échouées. Nicholas est un British a moiter Russe ne en 1940, la même année que Lennon. A cette remarque il m'a lache un "Yeah... My generation" plein de nostalgie et s'est empressé de me glisser une edition originale de On His Own Write de John lui-même entre les mains. Puis il m'a raconter cet ete 1966 a Duo en Virginie de l'Ouest ou il avait passer deux mois dans une cabane en bois, tel un Walden ressuscite, tel un Kerouac en mode Garde Champêtre. Le temps du retirement viendras pour moi aussi, mais quelques routes encore attendent mes pas, babe! Je veux bien croire que rien n'est plus pareil que cette génération. J'ai eu le temps de l'accepter et de tendre a découvrir la mienne de génération... et la vie a Manhattan aurait tendance a me persuade du gouffre qui existe entre leurs attentes et les miennes.
Mais heureusement j'ai su m'extasier sur une version Bootleg de Revolution 9 en buvant de la bière mexicaine et écouter la récitation endiablée des premières pages de Walking. Alors, cette méduse d'un autre temps, suspendue au dessus de moi comme un étendard fier de ces "on ne m'oublie pas" me confirmerai dans l'idée que tout n'est pas perdu, tu sais.
Apres The Speed Of Life, rien ne vaut un Cherry Coke bien glace.



