Agendas donnez-moi de vos dates a damner ! Tous les boudhas du monde, et la Guadalupé !

Agendas donnez-moi de vos dates a damner ! Tous les boudhas du monde, et la Guadalupé !
Alex et son fils dans le métro de Los Angeles. Qui voudrais bien croire que c'était il y a deux mois...

Et ! Qui aurais cru un jour que tout s'arrangerait ! C'est pas fini Orph, tout à changé mais c'est la même chose, je ne suis rien donc je suis dieu, j'ai 18 ans et j'écoute les mêmes chansons.
...Je commence à être habituée à être moi.

Ce que je me dis, c'est qu'il ne faut pas commencer à gâcher ces jours.

Mais voila que maintenant je ne sais plus trop, je manque tout et joue à Pokemon dans la nuit. Yuna et moi lèverons le pouce vers Amsterdam dans une semaine. Je ne sais plus trop. Je suis rester deux minutes fixée devant cette phrase. Ne me souvenant plus des jours précédents et avec une douleur aigue dans le fond des yeux. L'appartement de Aude se transforme en studio de nos déboires de photo, de pâtes au beurre, de biscottes, de gargouilles. Une flaque rougeâtre sur la macadam Nantais. Complètement barrées. Je scotche. Je scotche devant mes dragibus; j'ai l'impression de ne pas compter, et je ne sais pas.
Et demain matin tout disparaitra.

Je roule une cigarette et les voix d'Erasmus résonnent dans mon couloir, et je ne peux pas dormir, je ne sais plus et j'allume une bougie près de la fenêtre ouverte, que cela me donne une raison de trembler.
Yes, it's all about love.

# Posté le lundi 20 octobre 2008 09:18

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 17:04

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"Orpheo! are you still running around the states! hope you're havin a blast! you are a beautiful soul and i'm so happy our paths have crossed. i hope they do again. much love! keep in touch!" A dit l'Homme Parfait. Gwagwagwa Mickael I Love You !

Il était 1h30 du matin, a Montréal.
J'ai sorti une cigarette et suis aller m'asseoir sur la terrasse, il faisait froid et j'ai lancer cette chanson, parce que tout ce que ça compte et je me souviens.
Les réverbères de la rue Jeanne D'Arc rendait le ciel orangé a travers les branches, je me suis surprise a murmurer: "La vie est belle."
Sourire.
Sur les dernières notes de piano j'ai jeter mon mégot.

Demain, je rentre a la maison.

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 01:41

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 17:06

Mercredi 13 aout, 9h45, Flagstaff, Arizona.

Mercredi 13 aout, 9h45, Flagstaff, Arizona.


Et me voila de retour a la station Greyhound de Flagstaff. Étrange de visualiser tout ce qu'il s'est passe depuis que l'ai quittée il y a trois jours de cela. Chaque passages dans une ville me donnent l'impression de durer des semaines. Ces jours furent fous, le summum du vagabondage. Garet nous a amener a un party-house et je m'y suis vite retrouver seule au milieu d'inconnus, me sentant bien crevée et bien conne. J'ai suivit des gens rentrant chez eux et ai squatter leur canap'. Non mais franchement. C'est même plus du couchsurfing a ce stade. Certains on fumer de la Salvia qui est apparemment le plus puissant hallucinatoire. Je veux bien le croire. Leurs réactions...! fou.
Puis j'ai marcher jusqu'à l'auberge au petit matin, récupérer mon sac et ma guitare. On est aller prendre un café et il m'ont déposés a la station. Salut les gars, c'était cool, adieu, adieu, buddy of the earth.
malgré mes cheveux sales et mon mal de crane, j'ai ris tout a l'heure. De me trouver la. Juste la. C'est dingue. Il y a pas a dire, chaque instants sont un bonheur, d'excitation, d'attentes, du plaisir de faire ce que bon me semble au jour le jour.

Il y avait hier dans la vallée des résonances d'éternité. De cet air sec qui vous étouffe, de cette terre rouge qui semble palir le monde, de cette poussière qui vous colle a la peau et laisse sur votre corps le souvenir crado de vos escapades.
Mais au sommet de la roche, le temps se suspend, le silence entre en scène. Seule votre souffle haletant resonne un peu entre deux montagnes. Car c'est la, tout autour, des paysages en forme d'hologrammes, d'une grandeur et d'une puissance aride insoupçonnables.
Mais vous etes pourtant la, petit reste de civilisation face a l'immobilité éternelle des forces de la nature. Hahaha.
Assis toi et respire. Respire. L'air suspendu et le pays des cactus.

Peu importe ce qu'une ville réserve après tout. Rien ne vaut ces instants de transition, rien ne vaut la chaleur du Nevada que l'on ressent même en bus, les cris des enfants, les conversations banales et les arrêts McDo. C'est la qu'on trouve le vrai voyageur, entre les slovaques en tourisme, la jeune black et son môme, le texan -ses cheveux long et sa casquette- et la petite grosse du Nebraska. Entre la vieille dingue et le brave trentenaire. Je me plais a croire qu'il y a moi, mon t-shirt tache, mon jean en ruine, ma chemise de trappeur, son sac en soute et ma guitare sur la route. Rien d'autre que de l'attente, de la fatigue, des expectations et du plaisir toujours a glisser quelques mots de plus mais sans plus de raison que ça.
Et les panneaux indicatifs sont les vrais anges de la désolation. La chaleur bourdonne dans ma tête mais n'est ce pas vivre, vivre, vivre, aah...

# Posté le mardi 19 août 2008 03:55

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 17:10

I've Just Seen A Face.

Personne ne me croira jamais et je m'en fou.
J'ai quitter l'auberge avec Garet, nos guitares sur le dos. On est aller downtown pour jouer un peu dans la rue. Il était 22h30. On s'installe a peine qu'un type et sa jeune petite amie se ramène, et le type sort un truc du genre "Oh will you play the guitar ?"
Ce type me dit vraiment quelque chose, et c'est peut etre parce que je l'ai vu en concert quelques semaines auparavant. "Nice shirt ! The Velvet Underground" (avec petit accent.) Ce type c'était Holly Shit Sir Paul McCartney. La, se promenant dans les rues de Flagstaff Arizona. Ne me demandez pas ce que je foutais la ni ce que lui foutais la en cet instant précis. C'est juste trop surréaliste pour être cru et je sais bien que vous me croirez jamais. On pense toujours aux trucs qu'on pourrait dire dans des moments pareils, mais les memes banalités ressortent toujours. "I saw you in Quebec City" - "Oh really, we had a good time han ?"Je sais meme plus ce que j'ai répondu, je sentais déjà plus mes jambes. Garet lui a commencer a jouer Don't Think Twice It's Alright, et Paul chantais avec lui. Moi je me débattait avec la fermeture éclaire et ma housse et la copine de Paul est venue a mon aide "Oh alright girl, you're a little bit nervous han". Pis je me suis juste rendue compte que je pouvais pas aligner deux accords, alors je me suis assise par terre et je le voyais en contre plonger et il était le plus naturellement du monde divin. J'ai juste chanter, et faux bien sur, tellement ma voix tremblait, quelques mots de cette chanson que j'aime tant. Pis ils ont du partir. Peur qu'il y ai trop de monde peut-etre. Garet lui a tendu la main et moi aussi et je ne pouvais m'empêcher de le regarder avec des pupilles en mode cosmos. Je lui ai serrer la main. Et l'est pris dans mes bras. Bin oui, j'ai pas pu m'en empecher. Je suis niaise parfois. Beatlefan un jour... BORDEL. Je suis bien rester 20 secondes dans ses bras, et c'est long 20 seconde. Ils sont partis avec des aurevoirs habituels. Lorsqu'il s'est retourner une dernière fois je lui ai lancer un "Thanks for everything you've done for me."Ou un truc complètement truffe du genre. Sa copine m'a regarder avec un petit sourire tendre et ils sont partis. C'est la que je me suis appuyé contre le muret et que j'ai fondu en larmes, mais genre, grosse crise, avec hurlements et suffoquement, et le reste.
Voila, c'est tout.
Quelques minutes plus tard j'ai réussit a jouer "I've Just Seen A Face". Et je n'ai jamais autant cru en ces paroles.

Ça va faire presque une heure maintenant. J'ai essayer de m'en remettre mais mes jambes tremblent toujours et j'ai des putain de crises de rires, et parfois une autre larme. Un humain c'est trop con.
N'empêche, je me demande un peu quel est le sens de tout ça.

# Posté le lundi 11 août 2008 02:15

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 17:12

AWESOME

come on Chemicals...
Y a une bataille de ballons gonflables multicolores dans la foule, et le groupe est fuckin hype, encore.
Coney Island est un Neverland atterri ici par hasard, a New York. Les sirènes côtoient la grande roue et les jambes bronzées portent des lunettes noires. Qu'il fait bon d'être en Amérique.
Par contre, il y avait un Skin Head dans le Pogo.
Et tout ces types jumpant, le bassiste le plus classe qui soit, les giclées d'eau, l'odeur de la bière, le rythme qui te transperce jusque dans l'estomac et tu sens venir la fin, mais ce n'est rien d'autre qu'un autre, encore un autre, un autre de ces relents. C'est l'amassement en Ile du reve de vacances de tout ces New Yorkais. Et les autres, beaucoup d'autres.

C'est transcendant d'irrealite.

J'ai vu Paul McCartney en concert. Si si.
Donc bon. C'était juste énorme. Des cris, des pleurs, de la sueur. Qu'importe les 8 heures a attendre sous le soleil, debout, sans pouvoir aller pisser de peur de perdre sa place, sans avoir manger depuis 2 jours. Qu'importe d'avoir ete seule, seule a me défoncer a son son, a tremper mes cheveux de sueur, a pleurer sur A Day In The Life, a Rocker de tout mon corps sur Birthday, a crier des "I Love You Pauuuuul" telle une groupie de première heure et a faire des coeurs avec mes mains, haut dans le ciel. Paul était la et c'était beau, tout était beau, Il était beau plus que jamais.

Un type m'a dit le plus sincèrement qui soit: "Je sais pas si j'aurais les couilles pour ça."

J'ai chanter pour une libelulle, en plein dans ses yeux.
Mon sac fait main porte encore la poussière des Plaines d'Abraham et du souffle de Paul.
J'ai pris une dernière marche. Quelle bonheur que de flâner entre Bowery et Bleeker Street, a SoHo et St Marks place, entre les punks et les travelos, sur les murs du défunt CBGBs.
Salut New York, cette nuit, je m'en vais.


# Posté le jeudi 24 juillet 2008 17:41

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 17:14