Le monde est trop mystique.
Comme si tout flottait dans un nuage d'illusions, de folie. La tête rousse de Yuna se secoue au ralenti sur fond de violons nostalgiques qui accélèrent dans le trailer que serait ma vie. Un amat de fumée s'empare de mes sens, je bascule et ma tête immerge dans le néant. Tout se répand. Le rythme frappe, les battements de ton c½ur s'intensifient et laissent courir tout ce sang dans tes veines. Tu te revois de loin à écrire ces lignes à l'encre bleue sur des pages mâchées.Une petite rengaine comique, des poules, un pas de danse. La fenêtre de la voiture ouverte sur un fleuve oublié à ta mémoire.
Tu étais là souriante, une bouille rondouillarde, des carreaux marrons. Le soleil tapant en contre-jour sur l'objectif de ton appareil photo interne. "Des moments choisis d'émotions fugaces!" - tu reconnais ta voix lointaine, comme brouillée sous un édredon de purée de poix - un best-of, un remixe, un montage, programmé de l'inconscient. Il revient à grands pas mais c'est déjà comme s'il avait toujours été là. Claquement de paumes, rires d'évanouis. A quelques simples pensées ton ventre se serre et sous tes paupières d'ex-gamine ton bonheur te pique les yeux.
Un ensemble de ch½urs surgit des entrailles de ta poitrine, l'enchainement d'une batterie. Ah ! Oh ! Les onomatopées de ce qui à défaut d'être compris correctement aura l'enchantement d'exprimer le tout et le rien mieux que toutes ces phrases vides de sens... suintant, dans l'espace entre les lettres. Comment espéré comprendre vraiment, comment ? C'est cette puissance inouïe qui à battis un campement de fortune sur le meanning of life.
Quel plaisir simple il y a à se souvenir exister.
C'est du n'importe quoi un peu, viens chez moi j'habite chez Severus.

