Les inContinents. Ah Ah.

assise par terre
Bruit, crasse, klaxons et fumee. Talons, seins lourds, une nonne passe.
La nuit qui tombe sur Guayaquil.
Qui d'autre ecoute cette chanson ?
Les grillages de fer, ou cela finira ?
Bouches d'egout, degout, ventre plein et plein de bleus.
Sept petite fille qui me fixe aussi.
Un gout de cigarette, degout.
Talons, ventres rebondis.
Mes chevilles me serent, bracelets de chanvre.
Un gateau passe, plein de creme.
Combien de pas.
Terminal de autobus, cuanto cuesta.
Combien de pas.
Seigneur, I try to get to you.
Vombrissements, sifflements, et tous ces yeux sombres.
Lord, I try to get to understand.
geometrie humaine

Simple comme une chanson pop.

Chacun des lacets a venir nous reserve son lot de surprises. Une plantation de cactus, la des lianes rouges pendent a un arbre, ici, une chute d'eau limpide. And in the jungle, you can't remember your name...
La jungle, la jungle, je tombe amoureuse. La jungle, je suis une fille de la jungle ! Je l'ai toujours su tu sais.
C'est putainement fantastique. Regarde moi ses arbres sur la montagne, leur cîmes et son sommet, respirent dans les nuages. T'as pas idee. Chaque elements s'acordent les uns aux autres dans une perfection qui ne peut etre que divine...Man, j'ai cru mourrir mille fois dans ce bus. Combien de bus...
Divin ? Ou alors Dieu lui même s'est fait surpasser ? Peut etre bien que l'univers, simplement, est le plus grand des artistes. Et le monde serait comme une photo et chaque pixel aurait sa place.
Et notre existance n'aurait de sens qu'en en etant le spectateur muet.
Vis, vas et vois.
# Posté le mardi 23 juin 2009 16:14
Modifié le mardi 23 juin 2009 16:30

Jil Is Lucky.

# Posté le mercredi 29 avril 2009 18:26

L'IMPASSE DU TISSEUR.

L'IMPASSE DU TISSEUR.

Le monde est trop mystique.
Comme si tout flottait dans un nuage d'illusions, de folie. La tête rousse de Yuna se secoue au ralenti sur fond de violons nostalgiques qui accélèrent dans le trailer que serait ma vie. Un amat de fumée s'empare de mes sens, je bascule et ma tête immerge dans le néant. Tout se répand. Le rythme frappe, les battements de ton c½ur s'intensifient et laissent courir tout ce sang dans tes veines. Tu te revois de loin à écrire ces lignes à l'encre bleue sur des pages mâchées.Une petite rengaine comique, des poules, un pas de danse. La fenêtre de la voiture ouverte sur un fleuve oublié à ta mémoire.
Tu étais là souriante, une bouille rondouillarde, des carreaux marrons. Le soleil tapant en contre-jour sur l'objectif de ton appareil photo interne. "Des moments choisis d'émotions fugaces!" - tu reconnais ta voix lointaine, comme brouillée sous un édredon de purée de poix - un best-of, un remixe, un montage, programmé de l'inconscient. Il revient à grands pas mais c'est déjà comme s'il avait toujours été là. Claquement de paumes, rires d'évanouis. A quelques simples pensées ton ventre se serre et sous tes paupières d'ex-gamine ton bonheur te pique les yeux.
Un ensemble de ch½urs surgit des entrailles de ta poitrine, l'enchainement d'une batterie. Ah ! Oh ! Les onomatopées de ce qui à défaut d'être compris correctement aura l'enchantement d'exprimer le tout et le rien mieux que toutes ces phrases vides de sens... suintant, dans l'espace entre les lettres. Comment espéré comprendre vraiment, comment ? C'est cette puissance inouïe qui à battis un campement de fortune sur le meanning of life.
Quel plaisir simple il y a à se souvenir exister.


C'est du n'importe quoi un peu, viens chez moi j'habite chez Severus.
# Posté le mercredi 29 avril 2009 10:06
Modifié le jeudi 30 avril 2009 10:47

Why does Charles look so himself on this picture ?

Why does Charles look so himself on this picture ?

Je m'en souviens pourtant bien. J'étais crevée et n'avais rien d'autre dans le bide qu'un stik roulé à la vas-vite le matin même dans une cabane de l'Oregon. Mon esprit était comme décalé, tout, autour de moi, était d'une telle étrangeté que j'alternais les envies de rire et de pleurer.

"J'ai marché dans Portland en peu en allumant ma cigarette tordue, un type m'a demandé de la tune, il avait l'air complètement paumé et sous quelque chose. Arrivée au bout de l'allée j'ai eu comme envie de pleurer. Puis je suis retournée sur mes pas et j'ai chanté un peu de No Ceiling « Moving on a scene surreal. ». J'ai commencé à remarquer tout un tas de détails bizarres, l'alignement des colonnes, une trace de craie blanche sur un mur et un chewing-gum collé, exactement de la même taille que cette trace. Un type habillé en vert et marron avec un gobelet rouge Coca-Cola à la main, Is he going to Seattle was I wondering, le tatouage à la jambe de cet homme, écrasant sa cigarette, moi faisant de même, lui qui me tiens la porte et l'expression inerte de son regard. Je me sens drôle. Peut-être ce monde de transitions. Les stations to stations. Et les gens et les gens et les odeurs, les regards, les marques noires sur les peaux et les significations. Il y a un truc qui cloche chez moi. "


Le plus drôle peut-être c'est qu'il allais vraiment vers Seattle et tant et si bien que j'ai embrasser ce drôle de type roux 4 jours d'affilée jusqu'a ce qu'il me quitte à Chicago sans réel au revoir. Je ne l'aimais pas, mais aujourd'hui je me demande ce qu'est devenu cette entité qu'il à cru connaitre l'espace de quelques journées transitoires.
Qu'est ce qui a changer ? Mais putain, tout à changer. Ici les gens ne sont plus prêts à croire que je m'appelle Orpheo. C'est aussi simple que ça.

# Posté le vendredi 03 avril 2009 12:45
Modifié le vendredi 03 avril 2009 12:57

Darling, I'm feeling pretty lomesome. In the middle of the night, I call your name.

Darling, I'm feeling pretty lomesome. In the middle of the night, I call your name.

Tout est calme la nuit à la campagne. Quand on fait attention on n'entend presque rien. Alors je m'assoie sur les marches du perron et j'allume une cigarette, seule, je sais que si je regarde bien l'extrémité incandescente entre mes doigts je verrais le cercle Lucky Strike disparaitre peu à peu et ça me laisse le temps de former des phrases pour moi-même. Demain j'observerais ma mère mettre des pots en terre et mon père crée des machettes d'aventurier dans sa forge. Je me lèverais tôt pour regarder la brume et j'irais faire du vélo là ou aucune voitures de passent. Ouais, je me laisse quelques jours de vide où je n'aurais pas à vivre entre 13 et 5 heure du matin, là où il n'y a pas de tramway et de spaghetti à faire cuire sur des plaques électriques. Je sais qu'ici je n'aurais pas besoin de me rouler un joint pour remarquer à quelle point ma main est étrange sous les réverbères, sous la lune, c'est la même chose. Je lirais un livre de Stephen Hawking parce que j'en aurais envie et non parce qu'il le faut. Je mettrais n'importe quoi et je me maquillerais les yeux ici, pas parce qu'il le faut mais parce que j'en ai envie, là, maintenant. Il n'est pas vraiment tard mais je me dis que parfois la vie c'est un peu comme dans skins, et que le maquillage c'est fait pour couler et être étalé un peu partout les lendemains matins. Je m'imagine des photographies entre mon pouce et mon index pour que mes enfants les voient un jour, c'est bête, mais eux aussi s'assiéront sur le perron peut-être avec une cigarette et ils essayerons de comprendre, alors, je me dis que c'est peut-être aussi bien comme ça.

Au final, le temps n'est pas perdu. Il ne fait que passer, et si ça se trouve, un jour j'admettrai que tout n'est pas fini passé la trentaine.

Si l'on prévoit des tas de choses, tu sais, ça m'est égale. S'il faut que l'on espère, alors, espérons. Parce que l'on est toujours seul et qu'il n'y a que toi pour être sûr quelque part de ce qui arrivera vraiment, après. Tu ne pense pas, être seul dans le fond ?
Personne n'est capable de comprendre quoi que ce soit finalement. Si ce n'est cette solitude qui nous est propre.

Je vais enlever mes chaussure et m'allonger par terre juste un peu, conter jusqu'à dix en arrêtant de respirer pour voir ce que ça fait, les yeux fermés, les yeux ouverts, et puis je recommencerais.
# Posté le lundi 30 mars 2009 17:58