Hari Bol, Siddhanta.

Hari Bol, Siddhanta.
Beware of darkness
Mais personne ne m'a dit Hari Bol aujourd'hui. Ce que j'aurais voulu c'est me lever à 6h sans avoir besoin d'un réveil, prendre ma trousse de toilette et traverser le village sous la brume pour aller trouver los banos rudimentaires. J'aurais croiser le chien noir, Sorro, et peut être une des madre dans sa tunique orange. Le temps de me rendre au pavillon de Yoga retrouver les autres j'aurais eu les pieds sales de ce mélange de sable et de terre grise qui recouvre le sol. Tout aurait été si calme, a peine le bruit des vagues à l'ouest de ses Trulys pleins de dévoués qui chantent leurs mantras depuis déjà quelques heures. Y aurait eu Synne, Andres, Mattias, et Siddhanta, commençant quelques étirements l'air de rien, la tête entre ses jambes tendues, les mèches de ses cheveux sombres caressant le parquet. Deux heures plus tard, allongés par terre, on aurait remercier le fait d'être là par un namaste.
Et puis le petit déjeuner, du riz, quelques légumes, servis par un dévoué dans un bol en fer, le mathé brulant, les petites tables en bois, om visnu, om visnu, om visnu. Les journées s'écoulent sans regret à EcoTruly et il est tellement facile de ne pas avoir envie d'y fumer... même si quelques soirs, après l'étude du Bhagavad Gita, on allait s'assoir sur la plage silencieuse et ce n'était même pas se rebeller à l'encontre de Krisna, c'était juste Ace, racontant ses histoires romantiques, et moi perdue avec plaisir entre deux trois visages envolés, pour une cigarette peruvienne.
" He thinks you're a legend Orpheo."
Je trompe tout le monde. J'ai trompé ceux de la bas avec un nom et je trompe ceux d'ici avec une identité qui ne me ressemble plus. A quoi joue t'ont, ou à quoi je joue, moi, s'il m'est à présent impossible d'un peu de sincérité envers quiconque ?
Tout ce que je vois venir me fait peur. Cet appart', cette coloc, ses études, les voyages à venir, l'amitié à contre courant. Cette vie là me fatigue déjà.
Puisse qu'il faut que l'on soit seuls, soit.
Je partirais de cette terrasse bientôt, pour déambulé d'un regard triste jusqu'au tram, pour écouter quelques chansons attendues, pour me poser sur les banc d'un amphithéâtre plein à craqué d'inconnus, vide à mes yeux. Je taperais sur les 7 merveilles du monde, ça sera chouette mais à quoi bon ? Je manque déjà la moitié des cours, à courir dans Nantes ma mononucléose me déchirant les épaules.
Est-ce un crime de rechercher quelque chose de plus pur à 19 ans ?
Suis-je une criminelle de l'insatisfaction ?
Et si on m'enfermait, peut-être que j'arrêterais de vivre mon c½ur à des kilomètres de ma tête.

Dieu sait que je ne sais plus.
Le fait est que je suis à bout , physiquement et émotionnellement, et que je pleure tout le temps de ne rien pouvoir partager .
Alors ton voyage, c'était comment, putain, raconte !
C'était ... génial, bien sur.
Qu'est ce que vous voulez que je vous dise ?
Ca se sittue quelque part ...entre mes yeux, mes entrailles et mes couilles.
Ca vous ferais pleurer aussi.

Je ne suis pas si forte que ça, vous voyez.

# Posté le mardi 06 octobre 2009 09:30

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 05:37

Echoes

Echoes

I was bruised and battered
And I couldn't tell what I felt
I was unrecognizable to myself
Saw my reflection in a window
I didn't know my own face

Oh brother are you gonna leave me wasting away
On the streets of Bogota

I walked the avenue till my legs felt like stone
I heard the voices of friends vanished and gone
At night I could hear the blood in my veins
Just as black and whispering as the rain
On the streets of Bogota

Ain't no angel gonna greet me
It's just you and I my friend
And my clothes don't fit me no more
I walked a thousand miles just to slip this skin

The night has fallen, I'm lyin' awake
I can feel myself fading away
So receive me brother with your faithless kiss
Or will we leave each other alone like this
On the streets of Bogota

Est-il utile d'ajouter quoi que ce soit a ces mots. Est-il utile de vous dire comment je me sens, ce que je ressent. I can feel myself fading away, de la poudre plein les yeux, des piqures de moustiques comme une constellation sur mes jambes. And my clothes don't fit me no more, des empanadas plein les bras, mes epaules Scrambled par le froid des montagnes. I walked a thousand miles just to slip this skin, et chaque nouveau kilometre ajoute un grain de sel sur ma peau a vif. Gratte encore un peu, dechire, savoure ta peine. Reflection on a window, did'nt know my own face, plus tard tu comprendras pourquoi. Plus tard, tu les remerciera les rues de Bogota.

# Posté le samedi 01 août 2009 16:28

Les inContinents. Ah Ah.

Les inContinents. Ah Ah.
dadnouda

assise par terre
Bruit, crasse, klaxons et fumee. Talons, seins lourds, une nonne passe.
La nuit qui tombe sur Guayaquil.
Qui d'autre ecoute cette chanson ?
Les grillages de fer, ou cela finira ?
Bouches d'egout, degout, ventre plein et plein de bleus.
Sept petite fille qui me fixe aussi.
Un gout de cigarette, degout.
Talons, ventres rebondis.
Mes chevilles me serent, bracelets de chanvre.
Un gateau passe, plein de creme.
Combien de pas.
Terminal de autobus, cuanto cuesta.
Combien de pas.
Seigneur, I try to get to you.
Vombrissements, sifflements, et tous ces yeux sombres.
Lord, I try to get to understand.
geometrie humaine

Simple comme une chanson pop.

Chacun des lacets a venir nous reserve son lot de surprises. Une plantation de cactus, la des lianes rouges pendent a un arbre, ici, une chute d'eau limpide. And in the jungle, you can't remember your name...
La jungle, la jungle, je tombe amoureuse. La jungle, je suis une fille de la jungle ! Je l'ai toujours su tu sais.
C'est putainement fantastique. Regarde moi ses arbres sur la montagne, leur cîmes et son sommet, respirent dans les nuages. T'as pas idee. Chaque elements s'acordent les uns aux autres dans une perfection qui ne peut etre que divine...Man, j'ai cru mourrir mille fois dans ce bus. Combien de bus...
Divin ? Ou alors Dieu lui même s'est fait surpasser ? Peut etre bien que l'univers, simplement, est le plus grand des artistes. Et le monde serait comme une photo et chaque pixel aurait sa place.
Et notre existance n'aurait de sens qu'en en etant le spectateur muet.
Vis, vas et vois.


The Only Living Girl In The Jungle.

# Posté le mardi 23 juin 2009 16:14

Modifié le samedi 01 août 2009 16:11

Nam Myoho Renge Kyo ! qu'elle m'a dit...

"Et que le temps passe viiiiiite...!" s'écrie quelque part en moi une mémé prématurée. Mais putain, c'est vrai. Je regarde l'année qui vient de partir en courant derrière mon dos et les traces qu'elle a laisser me paraissent un peu amères. Beaucoup de nuits, presque pas de matins. "Quelques" verres, "quelques" joints, deux ou trois rencontres qui comptent vraiment, mais pas grand chose au final. Il y a un an je passais le bac là, vous vous rendez compte, le bac, c'est quoi maintenant. Il y a un an je comptais les jours avant le grand départ. Maintenant c'est presque comme ... les jours qu'il me restent. Comme si j'avais encore un truc à faire. Dites, de quoi suis-je passée à coté ? Qu'ai-je raté, et surtout, pourquoi est-ce que je ne me sens pas mieux alors que les jeux sont fait et que les portes de trois mois démentiels s'ouvrent centimètres par centimètres devant mes yeux à l'approche de la date fatidique ? Le trois juin, jour de mes 19 ans, je prendrais l'avion pour Lima quoi. Attends, ça va être d'enfer ou bien ?
Je sais plus trop.

Et merde, pourquoi est-ce que je déprime maintenant, après avoir dit au revoir à mes amis et décrocher les posters des murs.

Orpheo, dans quelle merde t'es tu encore fourrée.
Je suis peut-être pas si forte au final. Peut-être qu'a force de me répéter que tout iras bien je sais trop que c'est un mensonge...
J'ai l'impression qu'avec toute cette fumée mes couilles aussi se sont envolées.

Mais je vous tiens au courant bien sur, enfin si je me la joue pas Bétancourt.
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# Posté le mercredi 27 mai 2009 18:11

Modifié le samedi 01 août 2009 15:57